lundi 4 août 2014

PLANS DES VOILIERS DE LA VOLVO DE 2001 0 2014 - Mise à jour avec le dernier né : VO 65 de Bruce Farr





LES PLANS DES VOILIERS DE LA VOLVO OCEAN RACE  de 2001 à 2014

AVEC LE DERNIER NE : LE VO 65


Evolution des formes de carènes des voiliers de la Volvo 
depuis 14 ans !


Les Volvo 65, analyse
Juillet 2014



©François Chevalier2014

Depuis 2001, je redessine les carènes des voiliers de la Volvo, et constate que l’évolution des formes a toujours évolué entre deux éditions. Avec l’imposition d’un monotype pour celle de cette année, on pouvais espérer un véritable progrès, au vu de la diversité et de la qualité des idées des trois architectes de la Volvo 2011-12. Le choix de l’architecte du monotype Volvo 65 au lendemain de la victoire de Groupama n’a pas manqué de surprendre. En effet, le cabinet Farr Design a conçu Abu Dhabi, arrivé cinquième, derrière trois voiliers du cabinet Juan Kumounjian, qui s’était déjà octroyé les premières places dans les deux éditions précédentes.

Dès le mois de décembre dernier, j’avais tracé les lignes de ce nouveau Volvo afin de comprendre ce que ce bateau avait dans le ventre. La première chose qui m’a frappé, c’est la taille de son bulbe, seulement 3,5 tonnes, proche du poids de ceux des IMOCA 60, alors que les VO 70 tendaient vers le double. Les 20 centimètres de tirant d’eau supérieurs ne sont pas négligeables, mais ne compensent pas, de loin, la raideur que confère une quille de 7 tonnes. Les IMOCA sont des voiliers très légés conçus pour les courses au large, ils ont 5000 litres de ballast pour la brise et un petit bulbe pour le petit temps. La seconde surprise est venu lorsque j’ai cherché ce que le cabinet avait retenu de leur précédante création, Abu Dhabi. Le parti de ce voilier était assez radical, avec une étrave très ronde, une flottaison large et un bouchain assez bas. Le 65 conserve des flancs verticaux et un bau maximum avancé, mais présente des formes en V très ouvertes à partir du milieu de la coque. Comme ses formes sont typiques des TP 52, j’ai regardé les sections du voilier de Marcelino Botin, Camper, arrivé second en 2012. Marcelino est connu pour ses exploits dans cette classe, et la capacité de ses voiliers à planer au près par vent moyen est remarquable. Avec un bau maximum très reculé, à la gîte, le bateau se trouve sur un fond pratiquement plat sur la moitié de sa longueur, appuyé sur son bouchain, il plane merveilleusement. En superposant les sections de Camper et du 65, j’ai été surpris de la similitude des formes, certes plus douces sur le 65, avec un bouchain plus près de la flotaison, ce qui ouvre encore plus le V. Cependant, cette ouverture ne lui confère pas une raideur comparable à ce qu‘avait Abu Dhabi ou Groupama. La carène de Juan Koumoundjian possèdait une raideur naturelle, grace à ses formes pleines sous le bouchain, éloignant le centre de flottaison à la gîte. Pour sa faculté à partir au planing, il comptait sur ses lignes extrèmement tendues sur les huit-dixième de sa longueur.

D’après ses caractéristiques officiels, le VO 65 semble manquer de raideur et de voilure, ce qui n’est pas très bon, pour les performances. De plus, ses sections ne sont pas d’un grand secours. Il va gîter rapidement, et trouvera peut être une allure qui lui sera favorable, mais si le vent monte, il risque de se trouver moins rapide qu’un 60’, en tous les cas, avec une vitesse bien inférieure à celle de ses ainés. 

DATA

Volvo 65
       Hull Length 20.40 m (67 ft)

       Length on deck 19.8 m (65 ft)

       Length overall 21.95 m (72 ft)

       Hull Beam 5.60 m (18.4 ft)

       Max Draft 4.70 m (15.4 ft)

       Boat Weight (empty) 10,750 kg (23,700 lb)

       Rig Height 30.30 m (99.4 ft)

       Rig Arrangement
       Deck stepped, twin backstays with deflectors

       Bowsprit Length 2.15 m (7 ft)
       
Mainsail Area 151 m2
 (
       Working Headsail Area 135 m2 (permanently hoisted furling jib)

       Upwind Sail Area 451 m2 (Mainsail and Masthead Code 0)

       Downwind Sail Area 550 m2 (Mainsail and A3)
        
- Keel arrangement Canting keel to +/- 40 degrees with 3 degrees of incline at axis
Daggerboards Twin, reversible, retracting asymmetric daggerboards

- Rudders Twin under hull with spare that may also be transom hung

- Aft Water Ballast Twin 800L venturi filled tanks under cockpit sides at transom

- Forward Water Ballast Single centerline 1000L venturi filled tank forward of mast

Et avant cela...

                                                                                                                                                   
2001 à 2011

Pour réaliser ces plans, dessinés sur calque, j’ai observé les coques en construction ou à leur sortie de chantier, m’aidant des berceaux qui supportent les coques à terre, en tenant compte des personnalités des architectes et surtout en restant dans les jauges correspondantes. Ainsi j’ai pu dessiner ces plans avec une assez bonne précision. Dès que les voiliers ont reçu leurs appendices, j’ai pu finaliser ces plans, réalisés en 2001, 2005 et 2011.


2001-2002

En 2001, la nouvelle jauge qui définit les VO 60 autorise le gréement carbone, ce qui va booster ces voiliers et modifier profondément leur comportement.

Sur les huit candidats à la victoire, six plans conçus par Farr Design prennent le départ : Assa AbloyIllbruckNews CorporationTeam SEB et Team Tyco. L’équipe du Nautor Challenge a fait construire deux bateaux dont un signé Bruce Farr, Amer Sport Two, l’autre, Amer Sport One, étant de la main de German Frers, Jr., “Mani Frers“. Le skipper Grant Dalton a réservé son choix jusqu’au dernier moment, laissant le voilier de Farr à l’équipage féminin de Lisa McDonald. Enfin, le huitième est le Norvégien Djuice Dragons, conçu par Laurie Davidson.

©François Chevalier

Ce qui frappe aujourd’hui en regardant les trois dessins, c’est d’une part l’étroitesse de la flottaison des voiliers, et d’autre part, le creux assez prononcé des coques. Les trois concepteurs ont en effet créé des coques étroites, munies de ballasts le plus à l’extérieur possible, avec un petit bouchain arrondi, jauge oblige, au niveau du maître-bau.

©François Chevalier
Pour Farr, un bateau doit être une « luge » coupée conformément aux exigences de la jauge. La coque semble taillée à la serpe : l’avant est coupé en pointe selon un plan incliné suivant un tracé de pont rectiligne de l’étrave jusqu’au mât. Suit une seconde coupe verticale sur 50 cm et parallèle sur chaque bord. Celle-ci se prolonge loin sur l’arrière. Enfin l’ultime taille intervient sur les flancs, à 45° vers le bas de la quille jusqu’à la mesure de chaîne. Elle se prolonge sans artifice jusqu’au tableau arrière. Laurie Davidson a privilégié la sécurité et créé une forte réserve de flottaison sur l’avant, pénalisée par une grande surface développée. Le voile de quille de Djuice semble important par rapport aux autres.

©François Chevalier




Le plan de Nani Frers montre une plus grande raideur, avec des flancs moins évasés que ceux de ses concurrents, et une étrave plus rasante. Son voile de quille, légèrement en avant du mât, favorise les allures de près, mais rend le voilier volage aux allures portantes. Son plan de voilure et très reculé, avec un mât proche du milieu.
Il est intéressant de constater que sur les trois plans, les lests sont tous centrés sur le milieu de la flottaison, ce qui implique que les centres de carènes sont tous placés au même endroit.

Pour la petite histoire, les voiliers de Farr remportent les deux premières places, celui de Laurie Davidson se contente de la sixième place, avec une victoire dans la dernière étape.

2005-2006

Pour l’édition suivante, la Volvo se démarque avec une nouvelle race de bateaux, les Volvo 70. Plus longs, relativement plus légers, plus toilés, avec des quilles basculantes et deux safrans possibles, ils héritent des progrès de l’America’s Cup comme ceux des TP52 ou des Open 60.
ABN Amro One


Juan Kouyoumdjian est le grand gagnant de l’épreuve, son ABN Amro One remporte 16 des 22 manches de cette course et son ABN Amro Two se classe quatrième, établissant un nouveau record de vitesse sur les 24 heures. Les quatre VO 70 de Bruce Farr, Pirates of CaribbeanBrasilEricsson et Movistar s’intercalent, et le voilier Australien conçu par Don Jones, Brunel, termine dernier.
©François Chevalier

Les plans de Juan exploitent au maximum la jauge, plus large, donc plus raide, étrave inversée et rasante, quille basculante pivotant à l’intérieur de la coque, ce qui augmente encore la raideur au près, carène fuyante sur la moitié arrière, dérive profonde, quille allongée avec une section réduite. Plus puissantes et plus planantes, ces coques s’imposent et vont marquer les carènes à venir. 

©François Chevalier

Bruce Farr a cherché la finesse et l’équilibre, avec un safran dans l’axe du voilier.

©François Chevalier

Quant à Don Jones, mal servi par un budget réduit, il avait créé un voilier plus conventionnel, plus rond et large, des formes avant pleines, avec une dérive unique en avant d’un mât très avancé et un cockpit très reculé.

2011-2012

Je n’ai pas eu l’occasion de finaliser les plans que j’avais préparés pour l’édition de 2008-2009, aucun magazine n’ayant donné suite à ma proposition de publier les plans des cinq cabinets d’architecte.

Pour 2011-2012, sur les trois architectes en lice, Juan K en dessine la moitié, l’Americain Puma skippé par Ken Read, le Français Groupama 4 mené par Franck Cammas et l’Espagnol Telefonica, mené par Iker Martinez. Farr Yacht Design en a dessiné un, Abu Dhabi ; le Chinois Sanya est l’ex-Telefonica Blue, un plan Farr, skippé par le vainqueur de 2006, Mike Sanderson. Enfin, Marcelino Botin, remarquable pour ses TP52, est l’auteur des plans de Camper pour ETNZ.

©François Chevalier 2012

 De façon la plus surprenante pour cette “Box Rule“, les plans des trois architectes s’avèrent totalement différents. Marcelino Botin a créé un véritable super TP52, fin, tendu à l’extrême, avec un centre de gravité très avancé, un bau reculé au trois-quarts de sa longueur et un tableau arrière rasant, des dérives immenses en arrière du mât, lui-même centré sur le milieu du voilier.

©François Chevalier 2012

Le plan de Farr rompt avec toutes les tendances. Considérant que ces voiliers planent dès la moindre brise, et stoppent brutalement dans les vagues trop abruptes, la coque doit se mettre au planning le plus vite possible, et basculer au près sans trop pivoter sur l’avant, afin d’augmenter la raideur. Résultat, une étrave monumentale, ronde et pleine, rasante, des flancs verticaux, un bau maximum autorisé dès la moitié du voilier, une ligne de flottaison large et centrée, des formes tendues mais douces, des dérives fines et élaborées, pratiquement verticales et proches de l’axe. Le pont est bombé sur l’avant, sans marquage de roof.

©François Chevalier 2012

Juan K a développé ses plans précédents en optimisant tous les avantages déjà acquis lors de la dernière édition remportée par le Suédois Ericsson. Des formes avant très élaborées, bien visibles sur les sections avant, sous un bouchain qui se prolonge jusqu’à l’étrave ; des fonds plats dès l’étrave, garantissant un départ au planning et écartant l’axe du voilier à la gîte pour une plus grande raideur ; des  fonds arrière épousant la forme de la vague, afin de favoriser le prolongement du sillage et d’allonger la vague définissant la vitesse limite. Toutes ces caractéristiques ont démontré leurs avantages sur les autres concurrents, les trois voiliers conçus par Juan sont actuellement en tête de la course.

Cependant il convient de remarquer les points communs aux trois concepteurs : L’exploitation de la largeur maximun de la jauge et des appendices assez semblables.

En ce qui concerne les avaries survenues lors des étapes précédentes, sans prétendre détenir une vérité, les voiliers de la nouvelle génération sont soumis à des efforts jamais encore atteints, et leurs formes ne favorisent pas particulièrement l’impact des tonnes d’eau qu’ils reçoivent à un rythme aussi soutenu. Bravo aux voiliers qui ont tenu bon !
 Bravo aussi à tous ces marins qui résistent aux paquets de mer et à l’inconfort extérieur comme intérieur …

vendredi 25 juillet 2014

VOLVO OCEAN RACE - DRAWINGS AND DESIGN EVOLUTION (updated) - 2014 VOLVO ONE-DESIGN




VOLVO OCEAN RACE - DRAWINGS AND DESIGN EVOLUTION (updated)

2001-2002
2005-2006
2011-2012
and

2014-2015

For the first time, the race will be sailed by a one-design. 

The Volvo One-Design has been designed by Farr Yacht Design.

This was decided in response to concerns about safety and cost.  



©François Chevalier2014




DATA

Volvo 65
       Hull Length 20.40 m (67 ft)

       Length on deck 19.8 m (65 ft)

       Length overall 21.95 m (72 ft)

       Hull Beam 5.60 m (18.4 ft)

       Max Draft 4.70 m (15.4 ft)

       Boat Weight (empty) 10,750 kg (23,700 lb)

       Rig Height 30.30 m (99.4 ft)

       Rig Arrangement
       Deck stepped, twin backstays with deflectors

       Bowsprit Length 2.15 m (7 ft)
       
Mainsail Area 151 m2
 (
       Working Headsail Area 135 m2 (permanently hoisted furling jib)

       Upwind Sail Area 451 m2 (Mainsail and Masthead Code 0)

       Downwind Sail Area 550 m2 (Mainsail and A3)
        
- Keel arrangement Canting keel to +/- 40 degrees with 3 degrees of incline at axis
Daggerboards Twin, reversible, retracting asymmetric daggerboards

- Rudders Twin under hull with spare that may also be transom hung

- Aft Water Ballast Twin 800L venturi filled tanks under cockpit sides at transom

- Forward Water Ballast Single centerline 1000L venturi filled tank forward of mast


VOLVO OCEAN RACE - YACHT DRAWINGS - DESIGN EVOLUTION - 2001-2002, 2005-2006 & 2011-2012

April 17th Updated
FOR THE FIRST TIME ON THE WEB

VOLVO OCEAN RACE YACHT DESIGNS - 2001 - 2012

Evolution of the Volvo yacht designs since 10 years !

The authors wish sincerely thank Donan Raven for his kind translation. Please have a look on his blog:

nuttyrave's sailing trivia

It's far better than my "Frankenstein" English! ;-) Thank you my friend! Jacques Taglang...


To carry out these lines plans, which I drew on tracing paper, I observed the hulls in build or ex-works, using their cradles as a source at times, and all the while bearing in mind the personalities and intentions of the yacht designers who had created them and especially in strict observation of the relevant rating rules. Thus I was able to draw them fairly accurately. As soon as the sailing boats received their keels, rudders and centerboards, I was able to finalise the plans for the 2001, 2005 and 2011 editions of the Volvo Ocean Race.


2001-2002


In 2001, the new rating rule which defined the VO60 authorised carbonfiber rigging, which gave real oompff to the yachts and profoundly changed their behaviour.


Out of eight candidates, six came from Farr Design: Assa AbloyIllbruckNews CorporationTeam SEB and Team Tyco. The team at Nautor Challenge ordered two boats, amongst which one, Amer Sport Two, was designed by Bruce Farr himself, and the other, Amer Sport One, was designed by Germán Frers, Jr., AKA “Mani Frers“. Skipper Grant Dalton held back his choise until the very last moment, when he left the Farr yacht to Lisa McDonald's all-female crew. The eighth yacht was Norwegian entry Djuice Dragons designed by Laurie Davidson.





What stands out distinctively today is the narrow beam at the waterline on the one hand, and the hollow shape of the hulls on the other. Indeed, the three designers created narrow hulls, with as much external ballast as possible, with a tapered chine-bilge, as required by the rating rule, at broadest section of the yacht.




According to Bruce Farr, a yacht must be a skimming dish designed in compliance with the rating rule. His hulls feature angular lines, rather than flowing from a free hand: the forward sections are cut into an arrowhead along a plane that follows the deck from the bow to the mast. Then comes a 50cm vertical section, which is parallel on either side and extends far aft. The final angle is featured on the topsides, starting at a 45° angle from the bottom of the keel until the chain girth measurement. The cut extends all the way to the transom.

Laurie Davidson favoured safety instead and created comprehensively buoyant forward sections, though this penalised performance because it increased developable surface. The fin of Djuice's keel seems to develop greater area than other contenders.




Mani Frers' design displays greater stiffness, with wider topsides, as well as a sharper bow. The fin of the keel, which is positioned slightly forward of the mast, favours upwind performance, although this makes the yacht chase a lot more downwind. Her sail plan is far back, and the mast is close to amidships.

It is interesting to note that all ballast has been centred down the waterline, so the centre of buoyancy is located similarly on a

Incidentally, the Farr yachts took both first and second place, and Laurie Davidson had to make do with sixth place, though taking victory in the final leg.

2005-2006


For the next edition, the Volvo Ocean Race introduced the new VO70 rule. Longer, lighter, with greater sail spread, a canting keel and the choice of twin rudders; these yachts inherited from improvements developed in the America's Cup, the TP52 as well as the IMOCA circuits.





Juan Kouyoumdjian was the champion in this competition, his ABN Amro One taking 16 out 22 races and his ABN Amro Two establishing a new 24-hour distance record. Bruce Farr's four VO70s Pirates of the CaribbeanBrasil 1Ericsson and Movistar took up the rankings in the middle of the fleet and the Australian entry Brunel, designed by Don Jones, finished in the last place.




Juan K's designs exploited every loophole in the rating rule, creating a larger, stiffer yacht, with a very sharp wave-piercing bow, a canting keel swinging on a hinge inside the hull, increasing stiffness further in upwind conditions, a skimming hull shape in after sections, deep daggerboards, lengthier keel with a narrower section. With more power and capable of planing extensively, these hulls established themselves as the fastest and announced a new trend.




Bruce Farr sought a fine and balanced design, with a rudder in the centreline of the yacht.




As for Don Jones, serving a project with limited funds, he created a more conventional yacht, with a round and wide hull, rounded forward sections, and with a very forward mast and a centerboard more forward still, and featuring a cockpit as way aft as possible.


2011-2012

©François Chevalier 2012

did not have the opportunity to finalise the plans that I had prepared for the 2008-2009 edition, because no magazine expressed an interest to publish the lines of all five naval architects.

For the 2011-12 edition, with three contending designers, Juan K designed half of the fleet: the American entry Puma skippered by Ken Read, the French entry Groupama skippered by Franck Cammas and the Spanish entry Telefónica skippered by Iker Martinez. Farr Yacht Design carried out the plans for Abu Dhabi and was also represented by the Chinese entry Sanya (formerly Telefónica Blue) skippered by Mike Sanderson, who won the 2006 edition of the Volvo Ocean Race. Finally, Marcelino Botin, renowned for his TP52s, drew the lines of Camper for Emirates Team New Zealand.



Surprisingly for this "box rule", the three designers have produced very different yachts. Marcelino Botin created a superb development of a TP52: narrow, extremely sleek lines with a very forward centre of gravity, beam kept back to three quarter of the boat's length and lowrise transom, huge centerboards aft of the mast, which is itself centred in the middle of yacht.

©François Chevalier 2012


Farr's design breaks away from all trends. Assuming that these yachts should plane at the slightest of breezes, but would stop brutally in short waves, their hulls should be developed to plane as early as possible, and heel when beating without too much chasing forward, in order to raise stiffness, resulting in Abu Dhabi's huge round and full bow, with a sharp cutwater and vertical topsides. Here maximum beam is reached amidships and carries all the way aft, waterline is wide and centered, lines are sleek yet smooth, wth fine and elaborate centerboards, almost vertical and nearly inline with the axis. The forward deck is very cambered and the coachroof extends into it in a completely flush fashion.


©François Chevalier 2012


Juan K has developed his previous lines and optimised on numerous advantages established in the previous edition which was won by the Swedish entry Ericsson 4. The elaborate lines are obvious in the forward sections where the chine bilge extends all the way to the bow, with flat bottoms immediately after the cutwater in order to guarantee planing and to separate from the axis of the yacht when heeling to increase stiffness. The bottom aft is shaped to espouse and lengthen the stern wave and the wake that defines critical speed. All these characteristics demonstrate stronger ability for speed than other competitors, and the three yachts designed by Juan K currently head the fleet in rankings. 

However, it is to be noted that the three designers have shared the following: using the maximum beam afforded by the rating rule and fashioning keels, rudders and centerboards of similar shape.

The above lines plans have drawn for French magazine Voiles & Voiliers, but not all have been published. The last three appeared in the latest issue for the month of May, alongside commentary from a few sailors.

With regards to the damages experienced in recent legs, it must be observed in humble truth that the latest generations of yachts and shapes of yachts are developed for formidable performance such that has never been witnessed before, so the sustained impacts into head seas has only increased the stress and strain on mechanical parts and the hull itself. It is to the credit of the teams ongoing yachts if they have sustained no breakage.

Congratulations must also be handed to the sailors who have resisted so much wash on deck and so much discomfort above as well as below decks!


lundi 7 juillet 2014

AMERICA'S CUP 35

AC62
COMPARAISON



©François Chevalier, June 2014

Le nouveau AC62 n’est pas très impressionnant, il se fond entre les voiliers qui traversent les océans et les précédents multicoques de l’America’s Cup.

Peu voilé, il est à souhaiter que le lieu choisi ait suffisamment de vent pour que le catamaran atteigne des vitesses proches de celles des AC72. Cela dit, sur ses foils, il devrait, comme les Class C de la Little America’s Cup, tendre vers trois fois la vitesse du vent. Son poids minimum imposé, 4,1 tonnes, n’est pas vraiment léger, et le profil des éléments de l’aile, juste un grand volet arrière, et un flap sur l’arrière de l’élément principal n’est pas une nouveauté.

En voulant réduire les coûts, la règle a resserré les domaines de développement, sur les ailes comme sur les foils, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas chercher le petit plus qui fera la différence. Ce petit plus peut n’avoir pas de prix …

©François Chevalier, July 2014

Data

AC62

Type : AC62, Catamaran à aile rigide
Longueur de la coque : 19 m
Longueur de la flottaison : 19 m
Bau : 11,75 m
Tirant d’eau : 4 m
Tirant d’air : 32,80 m
Déplacement : 4,1 t
Surface de voilure : 168,4 m2
Aile : 112 m²
Foc 1 : 37,85 m2
Foc 2 : 56,40 m2